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Portrait de Frantz

Des maths à la géophysique : un insatiable chercheur

Quels étaient tes goûts, tes passions, tes envies professionnelles lorsque tu étais enfant ?

Ma première grande passion depuis le début du collège sont les maths. Je passais mes mercredi et week-end à étudier les suites, séries, trigo et dérivées. Mon rêve était de devenir chercheur. J’en étais à démontrer le calcul du foyer d’une parabole analytiquement sans utiliser les dérivée (40 pages de calculs en 5eme), jusqu’à ce que je découvre en troisième les dérivées (normalement au Lycée en première) et que les pages de calculs fondent en une demi-page. Je m’amusais aussi à essayer de redémontrer les lois de Kepler. 

D’où ma deuxième grande passion : l’astronomie. Avec des copains on avait même monté un club d’astronomie vers l’âge de 15 ans. On tournait déjà dans les primaires/collèges pour sensibiliser les élèves à cette discipline. 

Enfin ma troisième passion est l’ultra-trail, courir en montagne en autonomie complète et seul sur 80 km ou plus. 

Quel est ton parcours universitaire et pourquoi ? 

Oula ! Mon parcours est chaotique. Après un lycée avec 22/20 en math et 20/20 en physique pendant les trois années, je me suis dit, math sup/spé c’est pour moi. Quand j’ai vu les matières en sup … je suis allé à la fac directement pour ne faire que des maths et de la physique quantique et relativiste. 
A l’université, les profs m’ont bien dégouté pour continuer. J’ai donc bifurqué vers une année de géophysique en licence. Année extraordinaire pour moi ! Une révélation. Après la licence, fin des études. Service national transformé en Objecteur de Conscience (refus du port des armes). Donc comme “punition“ le double du service militaire. Après ce service… cinq ans de RMI (chômage) ou j’ai été maçon (2 ans) et pécheur (3 ans) au black évidemment. En parallèle, je continuais mon autodidacte en code numérique et programmation.

Quelles sont les personnes marquantes qui ont façonné tes choix de vie ?

Naturellement, mon frère Laurent. Lui était plus naturaliste, géologue, structuraliste et artiste peintre, nous étions complémentaires. 
Ensuite, une personne de la famille de ma femme qui était féru de spéléologie et de géologie. 
Enfin, évidemment et surtout, mon directeur de recherche à l’Université de Stanford en Californie pendant quatre ans, David D. Pollard. 

Quels sont les moments marquants qui ont contribué à ton orientation, tes engagements, tes choix professionnels ?

Je voulais faire chercheur en mécanique quantique fondamental. La “bonne université” pour moi était sur Nice. Comme mon père était pécheur et que j’étais boursier, impossible de pouvoir payer un loyer à Nice. Je me suis rabattu sur une Licence de physique appliquée sur Montpellier…erreur. Une année de perdue. 

Je travaillais en sous-marin pendant ma période pécheur/maçon sur un code numérique en géomécanique. Comme je n’avais pas d’internet, ni d’accès à des livres spécialisés à cette époque, j’ai tout réinventé sans savoir ce qui avait déjà été fait. Résultat, un code innovant et rapide qu’un prof de Stanford a repéré pour ses possibilités. Ce prof était le directeur de thèse de mon frère. Il voulait en savoir plus sur mon identité, mes motivations, mes compétences (et pas sur mes diplômes que je n’avais pas). 

4 ans à Stanford en Californie à faire de la recherche…et à apprendre l’Anglais ! Une pure exaltation pour un pécheur ! 

Rencontre d’un futur ami à Stanford, Bruno Levy, qui m’a appris à “coder proprement”. Aujourd’hui directeur de recherche à l’INRIA. 

Quelles sont les expériences majeures dans ton parcours professionnel ?

  • Chercheur à Stanford pendant 4 ans (1999-2003) 
  • VAE pour avoir l’équivalent d’un master aux US afin de travailler là-bas (1999) 
  • Montage de la startup Igeoss en (2003) et R&D pendant 6 ans 
  • VAE pour avoir l’équivalence d’un master en France (2006) 
  • Début de la thèse (fin 2006) au sein d’Igeoss (Montpellier et Stanford) 
  • Soutenance de la thèse (2010) avec plus de 12 articles de rang A (juin 2010) 
  • Rachat d’Igeoss le même mois par Schlumberger L’expertise géologique au service de l’innovation logicielle
  • Chercheur invité à Géosciences Montpellier

Quelles sont les réalisations notables, les projets marquants dont tu es fier ?

Frantz Maerten
  • Concours du programme informatique le plus court (1er prix) en 1984 
  • Premier logiciel d’astronomie en 1985 sur Amstrad CPC 464 
  • Le logiciel Dynel (2D et 3D) pour la restauration structurale en géologie (1998) 
  • Poly3D puis iBem3D, code numérique d’éléments frontières, une sorte de couteau suisse (2000+) 
  • Parmi les 12 articles écrit pendant la thèse, 12 innovations 
  • Écriture de plus de 30 brevets en 8 ans au sein de l’entreprise SLB 

As-tu une passion ?

Je n’ai pas une passion mais des passions. 

  • Ma première passion est de partager mon savoir le plus simplement possible. 
  • Ma deuxième passion est d’aider des élèves dont les parents n’ont pas les moyens de se payer des cours particuliers. Je donne donc des cours de maths gratuits à des élèves au sein du Secours Populaire depuis 2007 
  • Mes autres passions : courir, grimper, la spéléologie et depuis peu … la moto sur piste.